Les Héroïdes par Ovide.

Ovide heroides Les Héroïdes sont un recueil latin de lettres fictives composé par le poète latin Ovide (43 av. J.-C. – 17).

 

Ce sont des lettres d'amour fictives qui reprennent des éléments mythiques, écrites, pour la plupart, par des héroïnes mythologiques ou quasi-légendaires, se plaignant de l'absence ou de l'indifférence de l'être aimé. Les six dernières sont constituées de trois lettres d'héroïnes auxquelles répondent trois lettres de leurs amants respectifs.

 

Ce livre numérique présente l'édition intégrale et comporte une table des matières dynamique. Il est parfaitement mise en page pour une lecture sur liseuse électronique.

 

Résumé :

 

Les héroïnes adressent des lettres à leurs amants car elles sont séparées d'eux, et ce pour diverses raisons : les guerres et leurs conséquences les tiennent éloignés (Pénélope, Hermione...) ; elles ont été abandonnées (Ariane, Didon...) ; leur amour transgresse les valeurs de la société (Phèdre, Canacé...) Mais certaines prennent aussi en compte l'entourage du destinataire : Hermione s'exprime plus longuement sur sa relation avec sa mère que sur son amour pour Oreste ; la lettre d'Hypsipyle montre davantage sa jalousie et sa haine vis-à-vis de Médée, que son amour pour Jason.

 

Extrait :

 

PÉNÉLOPE À ULYSSE

Ta Pénélope t’envoie cette lettre, trop tardif Ulysse. Ne me réponds rien, mais viens toi-même. Elle est certainement tombée, cette Troie, odieuse aux filles de la Grèce. Priam et Troie tout entière valent à peine tout ce qu’ils me coûtent. Oh ! Que n’a-t-il été enseveli dans les eaux courroucées, le ravisseur adultère, alors que sa flotte le portait vers Lacédémone ! Je n’aurais pas, sur une couche froide et solitaire, pleuré l’absence d’un époux. Je n’accuserais pas, loin de lui, la lenteur des jours, et, dans ses efforts pour remplir le vide des nuits, ta veuve ne verrait point une toile toujours inachevée pendre à ses mains fatiguées.

Quand m’est-il arrivé de ne pas craindre des périls plus grands que la réalité ? L’amour s’inquiète et craint sans cesse. Je me figurais les Troyens fondant sur toi avec violence. Le nom d’Hector me faisait toujours pâlir. M’apprenait-on qu’Antiloque avait été vaincu par Hector, Antiloque était le sujet de mes alarmes, que le fils de Ménoete avait succombé, malgré ses armes trompeuses, je pleurais en songeant que le succès pouvait manquer à la ruse. Tlépolème avait rougi de son sang la lance d’un Lycien, la mort de Tlépolème renouvela mes frayeurs. Enfin, quel que fût, dans le camp des Grecs, le guerrier qui eût succombé, le cœur de ton amante devenait plus froid que la glace.

 

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