La Fortune des Rougon - Émile Zola

Zola fortune rougon
 
La Fortune des Rougon est un roman l'écrivain français Émile Zola (1840 - 1902), publié en 1871, premier volume de la série Les Rougon-Macquart.
 
Le cadre est une petite ville appelée Plassans, qui correspond à Aix-en-Provence, où Zola a passé son enfance et une partie de sa jeunesse, et à Lorgues, dans le Var, où se sont déroulés en décembre 1851 les évènements insurrectionnels décrits dans le roman.
 
Ce livre comporte une table des matières dynamique.
Il est parfaitement mis en page pour une lecture sur liseuse électronique.
 
Résumé :
 
Le roman commence par la description de Plassans et l'aire Saint-Mittre, un ancien cimetière qui au fil du temps s'est mué en terrain vague. Le soir du 7 décembre 1851, vers sept heures, Silvère s'occupe avec une carabine en attendant Miette. Les deux jeunes amoureux, tous deux des idéalistes, se retrouvent et voient la marche des républicains progresser à travers la ville. Silvère est décidé à rejoindre ses « frères », mais ils ont du mal à se quitter et partent alors faire une longue promenade à l'abri de la pelisse de Miette. Le duo recroisse les républicains chantant la Marseillaise, les deux amants s'engagent alors. Miette devient la porte-drapeau du groupe...
 
Extrait :
 
Lorsqu’on sort de Plassans par la porte de Rome, située au sud de la ville, on trouve, à droite de la route de Nice, après avoir dépassé les premières maisons du faubourg, un terrain vague désigné dans le pays sous le nom d’aire Saint-Mittre.
L’aire Saint-Mittre est un carré long, d’une certaine étendue, qui s’allonge au ras du trottoir de la route, dont une simple bande d’herbe usée la sépare. D’un côté, à droite, une ruelle, qui va se terminer en cul-de-sac, la borde d’une rangée de masures  ; à gauche et au fond, elle est close par deux pans de muraille rongés de mousse, au-dessus desquels on aperçoit les branches hautes des mûriers du Jas-Meiffren, grande propriété qui a son entrée plus bas dans le faubourg. Ainsi fermée de trois côtés, l’aire est comme une place qui ne conduit nulle part et que les promeneurs seuls traversent.
 
Anciennement, il y avait là un cimetière placé sous la protection de Saint-Mittre, un saint provençal fort honoré dans la contrée. Les vieux de Plassans, en 1851, se souvenaient encore d’avoir vu debout les murs de ce cimetière, qui était resté fermé pendant des années. La terre, que l’on gorgeait de cadavres depuis plus d’un siècle, suait la mort, et l’on avait dû ouvrir un nouveau champ de sépultures à l’autre bout de la ville. Abandonné, l’ancien cimetière s’était épuré à chaque printemps, en se couvrant d’une végétation noire et drue. Ce sol gras, dans lequel les fossoyeurs ne pouvaient plus donner un coup de bêche sans arracher quelque lambeau humain, eut une fertilité formidable. De la route, après les pluies de mai et les soleils de juin, on apercevait les pointes des herbes qui débordaient les murs  ; en dedans, c’était une mer d’un vert sombre, profonde, piquée de fleurs larges, d’un éclat singulier. On sentait en dessous, dans l’ombre des tiges pressées, le terreau humide qui bouillait et suintait la sève...
 
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